
Fourbe comme je suis, je pensais écrire un article qui se résumait à un titre. La vérité n’est malheureusement pas comme ça.
Je me posais quelques questions existentielles l’autre jour. Et puis, je me suis demandé pourquoi j’étais si incapable de prendre des décisions. Non pas que, dans un choix, les deux solutions me soient égales. Je ne me fous pas du résultat. Bien au contraire. La solution de facilité n’est pas la bonne. La réalité est comme ça : je suis lâche. Je n’aime pas ce mot. Etre lâche, c’est fuir.
J’aurais pu penser que je ne suis pas comme ça. Mais j’en suis à un point où je doute de tout. Je me suis toujours moquée (gentiment hein, vous commencez à me connaître) des gens qui, dans les séries, disaient “qu’ils ne savent pas bien qui ils sont”. Finalement, après avoir consacré du temps à la recherche de réponse, j’ai digressé, et me suis aperçu que j’étais dans ce cas. J’ai un bon sens de l’autodérision à l’insu de mon plein gré, en fait.
Je pourrais consacrer des pages à cette question qui me préoccupe de plus en plus souvent. Mais ce n’est pas l’objet de mon post. Lydie m’avait demandé des nouvelles, donc je vais vous en donner.
Je suis en 1ère ES, et je travaille beaucoup. J’ai des notes qui sont plutôt bonnes (14,6 de moyenne générale au 2nd trimestre), et j’envisage des études à Sciences-Po Paris, au campus franco-allemand de Nancy. Sinon, je me verrais bien à HEC, où dans une autre grande école de commerce. Dans tous les cas, je m’apprête à faire la taupe pendant plusieurs années. J’ai pas vraiment peur de ne plus avoir de vie sociale, j’ai juste peur de rater tous mes concours, et de finir dans une école qui n’est pas celle que je voulais. Je me connais, j’ai du mal à me concentrer sur quelque chose que je n’aime pas (faire), et je doute beaucoup.
Du coup, entre mes devoirs et mes questions existentielles, j’ai plus trop le temps. D’où l’article tout pourri qui précède. Je m’en excuse encore.
Prenez soin de vous,
J.

